mercredi 31 mars 2010

Dead Space



Faute de motivation, il y a eu peu d'articles de ma pars ces derniers temps. Je vais me racheter avec une petite critique de Dead Space.

Vous avez aimé le film Alien (premier du nom) ? bon ben, vous allez adorer Dead Space. Il s'agit d'un "survival horror" vue à la troisième personne se déroulant sur un vaisseau spatial. Le principal objectif étant de survivre sans (trop) salir son froc.

J'me présente, je m'appelle Isaac !
Vous incarnez Isaac Clarke, un ingénieur / technicien en combinaison spécial et parfaitement équipé pour réparer tout et n'importe quoi. Votre équipement vous permet même d'aller faire des petites virés à l'extérieur.

[SPOIL DE L'INTRO]
Vous commencez votre aventure sur une navette de transport accompagné de votre équipe de maintenance (un black, une bonnasse et deux autres gars muets). Votre objectif : appareiller et réparer un gros vaisseau (l'Ishimura) qui ne donne plus signe de vie depuis quelques temps. Étant donné que l'origine de ce silence est indéterminé, tout le monde pense qu'il s'agit d'une simple panne radio. Que Nenni !

Tout de suite ça commence pas fort, dès l'approche du vaisseau, la navette part en couille et s'écrase (comme un moustique sur un pare-brise) sur la coque du vaisseau. Dès lors, on comprend que cette mission de routine va vous mettre les glands. D'autant plus que le vaisseau a l'air vidé de toute activité, abandonné "à la va vite".

[FIN SPOIL]

Des couloirs sombres, des portes, des ascenseurs... et des monstres !!


Comme dans tout "survival horror", rien ne va se passer comme prévu. Vous allez être témoins de choses atroces, gores et traumatisantes. La majeure partie de votre temps vous allez évoluer dans des couloirs sombres, lugubres et inquiétants. Et vous allez flipper au moindre petit mouvement, à la moindre ombre menaçante. Heureusement pour vous, ça ne va pas jouer longtemps avec vos nerfs. Vous allez vite rencontrer les nouveaux locataires des lieux, et on ne peut pas dire qu'ils soient très accueillant.

Vous l'aurez compris, pour ce qui est du scénario, ça vole en orbite basse. Pas de surprises, pas de retournements de situation. Les premières missions se résument à réparer divers systèmes du vaisseau pour votre propre survie. Ensuite, vous allez découvrir petit à petit ce qui c'est réellement passé à bord de l'Ishimura.

Voici une des pièces les plus claires du jeu : la passerelle !


Un bon techniciens
Graphiquement le jeu est très flatteur pour les yeux. C'est beau, fluide et détaillé (pas dur, les éventuels défauts étant masqués par le manque de lumière). Les animations sont correctes, les monstres sont moches et Isaac a un casque plutôt classe.

D'un point de vue gameplay, on ressent bien l'héritage des consoles, mais la conversion reste acceptable. Isaac se déplace d'un pas lourd, mais ça colle bien avec le jeu. Par contre, j'ai vraiment du mal avec la vue à la troisième personne, surtout ici où Isaac bouche un tiers de l'écran et aucun effet de transparence n'est appliqué. Du coup on passe son temps à faire bouger la caméra pour vérifier qu'Isaac ne cache pas un truc moche. Une vue FPS aurait tellement été plus simple (et immersive qui plus est).

L'interface est marrante vue qu'il s'agit d'hologrammes faisant face au personnage et non pas à la caméra. On peut donc, en pivotant autour la voir en effet miroir, ou encore vue sur le coté (du coup je tripe comme un con dessus, allez savoir pourquoi...). On peut consulter une carte 3D du secteur et faire apparaitre le chemin le plus court vers notre objectif, c'est bien pratique. Notons aussi l'absence de jauge de vie dans l'interface, elle est directement représenté sur le personnage (c'est l'espèce de liquide cyan suivant la colonne vertébrale), bien vu !

Mais aussi un bon nettoyeur
Isaac va devoir affronter pas mal de monstruosités pendant sa mission. Celles-ci sont particulièrement coriaces et moches (je sais je me répète). Constitué de cadavres humains auxquels on aurait rajouter des grosses appendices et des griffes démesurées.

Tant que ça bouge, balancez toute la sauce !


Loué soit la science d'avoir inventé le Cutter plasma, la première arme disponible. Il s'agit d'un petit engin capable de découper tout ce qui bouge en morceaux. Vous comprendrez vite que pour vous défaire d'un monstre, le plus efficace reste de lui découper les membres petit à petit. En effet, le tronc et la tête étant fichtrement résistant. Au fil de votre avancement, vous trouverez des trucs un peu plus lourds, comme le Trancheur ou le Lance-flammes. Il vous sera possible d'améliorer votre équipement, comme le temps de rechargement, votre armure, la capacité des chargeurs ou encore les dégâts de vos armes.

Conclusion :
Dead space est un très bon jeu à ambiance. On se prends vite à sursauter ou à cliquer frénétiquement sur sa souris pour pas grand chose. Au final la réalisation est bien fichue et le gameplay offre de bonnes possibilités. Original par son interface et le design de certaines bestioles, Dead space vous fera passez des "bons" moments.

Note : 4 / 5

En bref : Bouh !! Tu as eu peur, hein ?

mardi 16 mars 2010

Saints Row 2



Ces derniers temps, j'étais en mal de jeux. Pas moyens de rester concentré plusieurs heures sur le même jeu. J'étais lassé, désabusé, une vraie loque humaine. Et fait il me fallait juste un bon GTA-like pour me défouler. Saints Row 2 est arrivé à point nommé dans ma bibliothèque Steam (offert gracieusement en pré-commandant Dow2 : Chaos Rising).

Saints Row 2 est un GTA-like, et ne s'en cache pas. Si vous avez aimé GTA : San Andreas, vous allez adorer SR2. Le jeu reprends plusieurs principes de San Andreas, comme par exemple la gestion de son gangs (ici les "Saints"), la prise de contrôle de la ville quartiers par quartiers, l'affrontement avec les autres gangs et les forces de la police.

Plus vous êtes respecté, plus vous pouvez recruter des potes.


Vos premières infractions :
Vous commencez votre périple à la prison. Deux gardiens discutent de vous, affichant une certaine crainte à votre égards. Vous apprenez aussi que vous avez été pris dans le souffle d'une explosion et que vous êtes mal en point à l'infirmerie. C'est lorsque l'infirmière commence à enlever les bandages qui recouvrent totalement votre corps que la création de personnage s'affiche. Enfin un GTA-like qui offre une vraie liberté de création. Homme / femme, couleur de peau, corpulence, coiffure, voix, tout est modifiable et laisse au joueur un vaste choix. Une fois votre avatar créé, il est temps de vous évader. L'évasion permet au jeu d'introduire un rapide didacticiel et les premiers "gunfight" du jeu.

Après quelques péripéties, vous allez vite rencontrer des anciens amis, puis finalement remonter votre gang. Après avoir trouver une bonne planque pour votre futur QG, vous vous embarquer dans le recrutement de vos lieutenants. J'en profite pour dire que la modélisation des personnages est très sympathique. Les PNJ important sont facilement identifiables, leurs comportements et leurs doublages sont très réussit. On se prend bien au jeu.

Conduire c'est possible, respecter le code de la route non.


Vos premiers massacres :
Parlons un peu de gunfight : les habitués de GTA seront un peu dérouté. Saints Row 2 est bourrin, vraiment bourrin. Votre avatar à une bonne dose de vie qui a du mal à descendre et les ennemis sont assez sensibles. Surtout qu'avec le flingue de base, on peu faire des headshot qui feront tomber les méchants rapidement. Le réel danger est de se faire surprendre par le nombre ou de se faire encercler. Bref, ça bouge, ça tire, ça explose et ça fait mal. Heureusement que l'IA des pnj est assez mal foutu, ils n'utilisent pas assez l'environnement pour se mettre à couvert (à part avec les portières de voitures) et tirent dans le tas, même si ça doit blesser leurs collègues. C'est un peu dommage.

Du coup on avance assez rapidement dans l'histoire. Le scénario est d'ailleurs pas très original. On se contente de provoquer les gangs adverses, leur pourrir la vie puis au final liquider leur chef. A pars quelques situations délicates, on est rarement surpris. Je tiens à précisé que pour une fois, il n'y a aucune trahison dans le jeu, on a enfin des bras-droits dignes de confiance.

Bienvenue dans le QG des "Saints"


Pour devenir le maitre de la ville vous allez devoir affronter les 3 autres gangs :
- Les "Sons of Samedi" (en vert), derrière un nom ridicule, se cachent des trafiquants de drogue dirigés par deux blacks (un rasta et un anciens militaire).
- Les "Brotherhood" (en rouge) sont des "métalleux" hard-core fan de tatouages et de "monster trucks". A leur tête, une grosse brute avec une voix de tenor.
- Les chinois (en jaune). Oui, ils ont un vrai nom dans le jeu, mais bon je l'ai pas retenu. Bref une sorte de triade spécialisé dans les motos et les jeux d'argent.

Vos petits hobbies :
Le jeu est truffé de mini-jeux qui permettent de gagner de l'argent et du respect (indispensable pour lancer des missions de la trame principale). Entre protéger une star du x des fanboy, jouer au chasseur de prime, combattre sur un ring, faire un max de dégâts dans une zone, asperger de merde les structures d'un méchant, protéger un convoi via un hélicoptère d'assaut, il y a de quoi faire. Pour cela le jeu est très complet. Il y a même des éléments cachés à trouver, comme des zone de graffitis, des objets à collectionner, des sauts en bagnole... impossible de s'ennuyer.

La Méthode D : Démoman approuved !


Au final, j'ai fini l'histoire du jeu en 19 heures, alors que le jeu n'est fini qu'à 60%. Je sais pas si j'aurais la motivation de chercher à tout finir à fond.

Graphiquement le jeu est très correct. Par contre, pas mal de ralentissements pendant les phases de conduite, ce qui peu être très contraignant. On fini vite dans un fossé à cause d'un sale "freeze", c'est dommage.

Conclusion :
Saints Row 2 a beaucoup de qualités, mais aussi des défauts. On passe néanmoins un très bon moment devant notre écran et on prends plaisir à nettoyer les rues de Saints Row.

Note : 4 / 5

En bref : Voilà un bon jeu, tout simplement.

mercredi 24 février 2010

Aliens vs Predator 3



Il y a des licences qui me tiennent vraiment à cœur. Ce même cœur qui a bien faillit lâcher plusieurs fois lors de mes parties d'Aliens vs Predator premier du nom et de son petit frère. Pour résumer, Aliens vs Predator (ou "AvP" pour ceux qui y ont déjà laissé des tripes) est un jeu d'ambiance. Imaginez l'horreur et la froideur des films Aliens mélangé à la violence et la brulante cruauté des films Predator. Imaginez-vous dans un long et sinistre couloir et que vous entendez des bruits étranges venant de l'extrémité qui est plongée dans la pénombre. Imaginez-vous équipé d'un détecteur de mouvements qui fait un "bip bip bip" de plus en plus vite et aigu quand un truc s'approche et que vous ne voyez toujours rien arriver sur votre écran. Voilà, ça c'est AvP.

Lequel des deux a la plus mauvaise halène ?

Je ne m'attarderai pas sur les 2 films inspirés de la licence ce sera pour une autre critique peut-être (en fait non, j'aurais surement la flemme).

Et bien nous allons parler du petit nouveau, sortie il y a peu : Aliens vs Predator 3 (vous remarquerez que sur la jaquette, un Alien a bouffé le "3").

Prologue :
Allez hop, on lance le jeu. Le premier contact est comment dire... vomitif. Oui, oui j'ai bien dit vomitif. C'est assez rare pour un jeux vidéos. En effet, les développeurs ont eu la magnifique idée de nous pondre un menu ignoble, avec une vue qui fait des rotations autour d'une modélisation 3D d'un Facehugger dans tous les sens, accélérant, décélérant et changeant brutalement de direction. Bref, ça donne des nausées. Que les épileptiques passent leur chemin, merci. Heureusement que j'étais prévenue avec la démo sortie quelques jours avant.

Bref, commençons une nouvelle partie. Le jeu propose 3 campagnes solo (une par race) et la possibilité de jouer en multijoueur (j'y reviens à la fin, patience). Bon, ben on va prendre le premier truc : Marines, difficulté moyenne (faut pas déconner, on sait jamais). Après un chargement un peu long mais pas trop, nous voilà propulsé dans le jeu via une cinématique d'introduction. Elle pose directement le décors. Déjà, on se dit qu'on a bien fait de laisser la lumière allumée.

[SPOIL DE L'INTRO]
Vous commencez dans un vaisseau de largage de Marines, et assistez à l'attaque d'un engin inconnus. Après un atterrissage bordélique, vous vous ramassez un débris sur la tronche et tombez dans l'inconscience. Pendant ce temps vous entendez des coups de feu, des cris et des râle d'agonie autour de vous. Votre équipe se fait décimer, et vous reprenez connaissance sur un brancard au milieu des restes de vos co-équipiers. Malheurs à vous ! Vous voilà seul et juste armé d'un flingue ridicule.
[FIN SPOIL]

Je suis seul au monde...

Le Marine :
Déjà, force est d'admettre que le jeu n'est pas si moche. Certes je n'ai pas poussé les détails à fond, mais ça reste déjà très sympa à regarder. Note spéciale aux lumières dynamiques et aux effets d'ombres très réussis. Ces graphismes et ces effets remplissent parfaitement leur rôle, qui est de vous jeter dans cette ambiance lugubre et très oppressante. Vous allez flippez votre race, vous le savez à l'avance et c'est justement là que c'est encore pire. On s'y attends, mais on sait pas quand ça va venir. Et c'est à chaque petit truc qui bouge, chaque sursaut de la musique d'ambiance, chaque objet renversé maladroitement en passant à coté qui vont vous faire souffrir de peur. j'ai même été effrayé par ma propre ombre, c'est pour dire (moi qui me moquais des chats à qui ça arrivait, je fais moins le malin à présent). Vous serez toujours sur le qui-vive, sans lâcher un seul moment l'index de la gâchette. Car le danger peut venir de n'importe où. De devant, de derrière, sur les cotés mais aussi du dessus. Et oui rappelez-vous, les Aliens sont capables de s'agripper sur les murs et les plafonds.

Les tubes incandescent permettent d'éclairer un peu le chemin.

Puis viens le premier contact. Là, on commence à tirer une balle, puis deux, puis on commence à cliquez frénétiquement sur sa pauvre souris voyant que le monstre n'est toujours pas mort. "Aaaahhh, mais crève saloperie ! CREVE !!" hurlais-je en voyant l'abomination me foncer dessus. C'est un fait, les Aliens d'AvP3 sont bien plus résistants que ceux des précédents opus. La campagne se poursuit, le scénario se démêle (enfin, il y a pas grand chose à démêler), et on arrive enfin à s'habituer à l'horrible vision de ces saloperies de xénomorphes. Finalement on boucle la campagne Marine assez rapidement, court mais intense, on ne s'est pas ennuyé une seule fois.

Ooh la belle jaune pisse !

L'Alien :
La campagne Aliens commence bien. on prends vite goûts à incarner une de ces impitoyables créatures. Massacrer des humains, infester des civils, baver, grimper sur les murs et courir dans des couloirs sera votre quotidien. Il y a pas photo, l'ambiance est pas la même que chez le marine, là on fait peur, là on massacre, là on se défoule.
Un moment magique : j'entre dans une salle et un techniciens me repère.. pris de panique il préfère se tirer une balle dans la tête :D.
Alors qu'on commence tout juste à s'habituer aux déplacements rapides (moins que les autres opus sous dit en passant) et aux dons acrobatiques de la bête que voilà la campagne terminée. Ce fut bref, très bref, beaucoup trop bref ! C'est assez décevant pour ceux qui aiment jouer la bestiole.

Je viens de grignoter le garde à droite.

Le Predator :
Ensuite viens la campagne du emblématique chasseur, le Prédator. On a un sentiment de puissance quand on incarne un Predator. On se sent robuste, fier et surtout bien équipé pour tuer tout ce qui bouge. C'est plutôt une fausse impression, on meurt finalement assez rapidement, mieux vaut une approche réfléchie que de foncer tête baissée. Le Predator peut faire des sauts impressionnants pour prendre de la hauteur et observer ses futures proies. Dans l'ensemble jouer Predator reste sympa, mais sans plus. D'autant plus que l'énorme sadisme du chasseur l'oblige à achever ou supprimer ses ennemis salement. En gros, c'est très gore, et on le vois en gros plan en plus.

Imaginez un Wolverine invisible...

J'en profite pour ouvrir une parenthèse sur les "killmoves". En tant qu'Alien ou Predator, on peut effectuer des coups spéciaux qui achèvent ou tuent silencieusement votre cible en une pression sur la touche "E". C'est pratique pour se débarrasser rapidement d'un gêneur, mais est-ce indispensable que les animations de ces mises-à-mort soient si gore ? On vois des trachées sectionnées, des abdomens transpercés, des têtes littéralement arrachées, et bien pire. C'est un peu de l'ultra-violence gratuite qu'on est obligé "d'admirer". Bref, c'est malsain.

En résumé le solo est sympathique, bien que trop court. En plus l'arsenal du Marine n'est pas très étoffé, tout comme celui du Predator (Où sont passé le lance-grenade, le minigun, le fusil à harpon ou encore le pistolet énergétique ?). Le scénario reste assez simpliste et les niveaux sont trop linéaires. heureusement que l'ambiance est au rendez-vous, tout comme le fait d'avoir 3 gameplay bien différents pour chaque races.

Passe devant, je te couvre...

Le Multi :
Le multi-joueurs est assez mal fichu, mais pas inintéressant. La faute au manque de serveurs dédiés (ils nous l'ont promis pourtant), l'impossibilité de rejoindre une partie en cours et surtout de diviser la communauté en deux, avec des parties classées ou non. Autre point noir, le cruel manque de maps. huit au total, mais certaines ne sont disponibles que dans des modes de jeux précis (ce qui fait tomber le nombre à six). Notons que tout de même une bonne variété de modes disponibles. Outre l'inutile deathmatch, il existe le teamdeathmatch (équipes de races mélangés) et le deathmatch par races (équipes par races). Mais aussi le mode infestation (tous Marines sauf un Aliens qui doit tous les infester, dès qu'il fait une victime, celle-ci devient Aliens pour l'aider), Predator Hunt (tous Marines et un Predator, celui qui tue le Predator le devient à son tour, seul le Predator fait des points) et le mode survie (en tant que Marine, il faut survivre aux vagues d'Aliens).

Cours Forest, cours !!

Conclusion :
Aliens vs predator 3 a beaucoup de défauts, mais aussi beaucoup de qualités. Les fans de la série seront peut-être convaincus, les autres c'est moins probable. Néanmoins, je passe des bons moments sur ce jeu.

Note : 4 / 5

En bref : Aliens vs Predator 3 est loin d'être parfait... mais quand on est fan, on est fan. Et malgré les défauts, on arrive tout de même à se faire plaisir.

lundi 15 février 2010

Anno 1404



La série des Anno a toujours été considéré comme une référence de jeu de gestion / city builder. Et c'est bien compréhensible, outre l'interface parfois délicate, les Anno ont un système de production de ressources bien huilé, une gestion du peuple et de leurs besoins efficace et enfin un système de transport de marchandises et de commerce très complète.



Le dernier née Anno 1404 est une vraie perle. Alors que ses ancêtres avaient des petits défauts (dont la fameuse lourdeur d'interface), celui-ci est quasiment parfait. L'interface est très intuitive et lisible, la gestion des lignes de commerce claire et facile à mettre en œuvre. L'arbre de production des différents biens est précis et bien fichu. Bref, un sans faute du point de vue du gameplay.

Graphiquement, Anno 1404 est bluffant ! On abandonne les bâtiment un peu "cartoon" de Anno 1701 pour des bâtiments plus terne et plus réaliste. On y trouve des environnements somptueux et une ville fichtrement bien animée, ça grouille vite de partout comme une fourmilière. On se surprend souvent à oublier ce qu'on était en train de faire parce qu'on admire tout simplement le jeu et ses habitants menant leur petite vie.



Anno 1404 est accompagné par une bande-son extrêmement bien travaillée, et une musique digne de la série. Le jeu en dégage une ambiance prenante et cohérente avec l'univers du jeu.

La durée de vie du jeu est colossale. Il y a une campagne, des scénarios indépendants, des cartes "bac à sable", etc... en sachant que le jeu propose des succès et des haut-faits qui déverrouillent des nouveaux personnages, des nouvelles couleurs, des titres ou des blasons.



Mais Anno 1404 n'est pas parfait. En effet, les combats sont un peu ternes et sans réel intérêt. Il vaut mieux privilégier la diplomatie et le commerce, la guerre n'étant pas très avantageuse d'un point de vue économique. on notera aussi l'absence de multi-joueurs.

Pour conclure, Anno 1404 est une vraie réussite. C'est la grosse référence pour les amateurs de city-builder et de jeux de gestion. Une Add-on devrait bientôt sortir : Anno 1404 : Venice.

Note : 5 / 5

En bref : Une vraie réussite. L'épisode au sommet de la série.

samedi 30 janvier 2010

District 9



District 9 est un film de science-fiction pas comme les autres. En effet, outre son scénario plutôt original, c'est dans la mise en scène et dans certains choix du réalisateur que l'on y trouvera les plus grosses surprises.



Les premières minutes du film sont présentés comme un reportage (du genre envoyé spécial) qui résume les derniers évènements et introduit l'univers de District 9. Ceux qui ont aimé les passages de propagande de Starship Troopers, devraient apprécier ces scènes. Un vaisseau extra-terrestre est venu s'immobiliser dessus d'une ville d'Afrique du sud. Ne donnant aucun signe de vie, les humains décident d'aller ouvrir de force la coque de l'astronef. Ils y découvrent des Aliens mourant et malade. Pour tenter de sauver ces visiteurs, les terriens créaient un centre pour les recueillir : le district 9. Je n'en dirait pas plus.

Le jeu d'acteur est correct et crédible, même si comme dans beaucoup de films, on déverse parfois dans la caricature (les militaires sans état d'âme). On remarquera quand même la bonne prestation de Sharlto Copley dans le rôle du personnage principal. Les effets spéciaux sont très correct, rien à dire la dessus.



On peu découper le film en trois partie : tout d'abords la découverte de l'autre espèce, viens ensuite la monté en tension puis enfin l'inévitable conflit (cette dernière comporte presque toutes les scènes d'actions du film, ça peut faire beaucoup en peu de temps, mais c'est pas très grave). Le film porte en lui un message de tolérance. Il dénonce la xénophobie générale qui se dégage entre deux peuples très différents.

En conclusion, District 9 est un bon film. Pas la claque du siècle, mais il fait passer un bon moment devant son écran. Les choix du réalisateur peuvent ne pas être appréciés par tout le monde, et je comprends parfaitement.

Note : 4 / 5

En bref : Incontestablement un bon film, même si ce ne sera pas l'avis de tout le monde.

jeudi 21 janvier 2010

Silent hunter 4 : Wolves of the Pacific




De nos jours les jeux vidéos couvrent toute sorte de thème plus ou moins originaux. Néanmoins, on ne pas passez à travers qu'outre le médiéval-fantastique et la science-fiction, c'est bien la seconde guerre mondiale qui est souvent traitée. Et là, il existe une multitude de jeux de stratégie, de wargame, de FPS (first person shooter) ou de jeux de simulation qui prend pour cadre la seconde guerre mondiale. Mais peu d'entre eux arrivent finalement à bien se démarquer de la massive concurrence.

Je vais vous parler de Silent Hunter 4 : Wolves of the pacific. Le quatrième opus d'une série de simulateur de sous-marins. Comme vous pouvez le deviner, le jeu vous propose de prendre la place d'un capitaine d'un sous-marin. Comme toute bonne simulation, vous aurez à gérer votre bâtiment, en passant par son déplacement, ses cibles, ses munitions, ou encore ses priorités de réparation.



Mais vous devrez aussi vous occuper de votre équipage, en désignant leurs postes et leurs pauses dodo, en sachant qu'ils ont tous une spécialité, qu'ils peuvent se faire blesser et mourir, et qu'ils sont sensible au moral. A la fin de chaque mission, vous pourrez distribuer des médailles ou des promotions aux plus méritants.

La campagne vous propose de faire une carrière militaire dans le pacifique, avec pour ports d'attache une des bases de l'US Navy. Vous allez faire une succession de missions où vos objectifs sont en général simples : patrouiller dans un secteur et couler un maximum de navires de l'Axe (le score est exprimé en tonnage).



Ce jeu est très immersif, on prend un vrai plaisir à se faufiler au travers des patrouilleurs pour allez torpiller un précieux porte-avion. On se régale lorsqu'on découvre un point faible chez son ennemis, et on jubile quand nos torpilles font mouche (en général on a le droit à un : "Et Biiiim !" ou à un "Prends-ça !!", suivit par une danse victorieuse et ridicule sur sa chaise). On panique lorsqu'on prend des coups et que l'on voit un chasseur de sous-marins s'approcher dangereusement. Les bruitages de la coque, du sonar ou encore le vacarme des moteurs inamicaux proches créaient une vrai atmosphère oppressante.



La série Silent Hunter est aussi très respectueuse de l'histoire : tous les sous-marins sont modélisé à partir de vrai sous-marins de la WW2, tout comme les différents autres types de navires. Il est possible d'améliorer sont sous-marin entre deux missions, et là aussi, le matériel disponible reflète celui accessible à cette période (si vous commencez la campagne en 1943, vous n'aurez pas les mêmes choix que si vous êtes en 1945).



Bref, en conclusion, Silent hunter 4 est très réussit. Le jeu relativement accessible à tous, beau, prenant et long. Le seul bémol que l'on peut lui reprocher c'est qu'il est tout de même assez répétitif.

Note : 4 / 5

En bref : La référence des simulations de sous-marins. Vivement l'arrivée du cinquième, tout beau, tout neuf.

lundi 18 janvier 2010

Avatar




Tout le monde en parlait, tout le monde l'avait vu, tout le monde (ou presque) a bien aimé. Je me suis dit que le dernier bébé de James Cameron devait être un petit bijoux, et par conséquence, j'ai bougé mes fesses jusqu'au cinéma. Il y avait aussi une rumeur de séance 3D qui, je l'avoue, alimentait ma curiosité depuis un petit bon moment. Et pourquoi pas essayer ? Au moins pour voir ce que donne les toutes dernières technologies d'effets spéciaux, ça vaut le coup de s'enfermer dans une de ces salles obscures. Pour le coup, je vais parler d'abord de la 3D et des effets spéciaux, puis ensuite du film.

Tout d'abords, il faut savoir que le film à couté une somme astronomique, et qu'il a fallut pas mal de temps pour le réaliser complétement. Et on comprend vite pourquoi, la plupart des cinéma (sauf ceux en Ardèche) proposaient 2 type de séances, les normal (classique) et les 3D (pas classique). Si vous avez l'âme aventureuse ou curieuse vous serez surement tenté par la séance 3D, c'est bien normal.

Tout commence à l'achat du ticket, on nous propose des lunettes 3D à 1€ qui peuvent être conservés par les spectateurs et ré-utilisés pour d'autres films 3D (et il y en a pas mal en préparation, dont des animations de chez Pixar). Bref, on se sent pas roulé, et on a l'impression de faire un achat sur le long terme (rare dans un ciné).



Ces lunettes ne sont pas forcement très agréable à porter mais ça reste très correct. Elles sont légères et assez grandes pour qu'on puisse garder ces lunettes de vue en dessous (ben oui, quand on est bigleux). Le problème réside dans leur monture en plastique qui est un peu large au niveau du nez et du contour du "verre", ce qui peut faire loucher un peu, ou gêner la vision (c'est moche pour mater un film).

Bref, une fois installé, on a le droit à notre lots quotidiens de pubs et de bande-annonces. A ce niveau là, petit coup de gueule : Il y a vraiment trop de pub !! C'est long avant de voir les premières images du film. Heureusement qu'il y a des pubs 3D (hummm Haribo), ça change un peu.

Premières images du film, on grimace un peu. Bah oui, il faut s'habituer à ces lunettes bizarres et à la 3D. Alors, ça dépend des personnes, mais ne vous attendez pas à voir directement la 3D, ça arrive progressivement. J'ai pas trop eu de bol à ce niveau, j'ai eu le droit à une longue période d'adaptation (10 grosses minutes) mais en plus ça m'a donné une sorte de nausée. Pas super cool comme entrée en matière mais c'est pas grave, car dès qu'on s'est habitué, le spectacle commence.



je ne vais pas aller par quatre chemins, la 3D, c'est de la balle ! On en a plein les mirettes sur certains plan, on se prend au jeu à esquiver de la tête les objets qui arrivent sur nous (clin d'œil à qui se reconnaitra), on est vraiment immergé dans le film. Petit bémol néanmoins sur les scènes d'actions rapides et mouvementés, c'est pas forcement très net. Par contre, tout ce qui est paysages, véhicules, objets, décors et personnages, c'est fabuleux (mention spécial où l'on voit les pilotes d'hélicoptères ou de mechs derrière leur pare-brise, magique).

Pour ce qui est des effets spéciaux... il y en a masse tout le long du film (certaines scènes où il y a que ça même). Et la qualité de ceux-ci relève de la perfection. Il y a pas photo, c'est du travail de pro pour une super-production, ça décoiffe.



Passons maintenant au film. je vais essayer de ne pas divulguer trop d'éléments pour ceux qui ne l'aurait pas vue. Le scénario est classique, sans grande innovation (j'ai beaucoup pensé à Pocahontas de Disney), mais reste accrocheur et ne se trahis pas dès le début (parce que les films dont on devine la fin rapidement, c'est chiant).

Le point fort du film reste son background très recherché et très original. Et oui, le monde coloré de Pandora vous réserve bien des surprises, que se soit au niveau du bestiaire, des paysages ou de la culture des autochtones. Le dépaysement est garantis, et c'est au plus grand profit de l'immersion dans le film.



Le jeu d'acteur est plus que correct. Il y a peut-être un peu de caricature sur certains personnages, mais rien de dérangeant. Le doublage en français est lui aussi de bonne facture, rien ne dérange, rien ne choque, on sent qu'ils y ont mit du cœur dans leur travail.

Pour finir, le film se permet une petite critique de la société humaine, et sur certains traits caractéristiques néfastes que l'être humain peut cultiver. Un gros message écologique est également apporté par le film.

En conclusion, Avatar n'est pas qu'un film. C'est une expérience à vivre, c'est le renouveau du cinéma. Que ce soit pour l'histoire du film, pour le grand spectacle ou pour l'excellente initiative de proposer de film en 3D, Avatar est une grande réussite.

Note : 5 / 5

En bref : Du grand film à l'américaine. Une nouvelle ère du cinéma est en marche.