mardi 16 août 2011

Vexille




Sortie en France : août 2007
Genre : Anime, Science-fiction
Réalisateur / Scénariste : Fumihiko Sori
Durée : 01H50min
Avec les voix de : Meisa Kuroki, Shosuke Tanihara, Yasuko Matsuyuki
Titre original : Bekushiru: 2077 Nihon sakoku

"Par les créateurs d'Appleseed"

Quand on me dit que les créateurs d'Appleseed remettent le couvert pour nous produire un autre animé en long-métrage, je dit : "Oui !". A la base, Appleseed est un manga, écrit par le très mystérieux Masamune Shirow dans les années 80. Son succès à la fois au japon, mais aussi au états-unis (ce qui est assez rare pour un manga) lui a valu deux adaptations en long-métrage. Des vrais petits bijoux, à la fois pour les fans d'animes japonais, mais aussi pour les mordus de science-fiction. C'est avec la notoriété acquise grâce à l'adaptation de cette licence, que le producteur Fumihiko Sori décide de sortir des sentiers battues en écrivant et réalisant Vexille.


Vexille dans son armure d'intervention.


Vexille emprunte quand même beaucoup de son "ainé". Univers futuriste, une héroïne guerrière, armures et robots de combat, etc... Des similitudes qui vous frapperont forcement si vous avez déjà vu Appleseed. Néanmoins rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une pâle copie, Vexille a une personalité et des qualités que je vais me faire un plaisir de vous présenter.

Japon, 2077

En 2050, les dernières avancés technologiques en robotique son fulgurante. Le japon devenue leader mondiale dans le domaine, entame des nouvelles recherches sur la biomécanique permettant ainsi d'améliorer les capacités de l'être humain. Alerté par le potentiel danger de ces nouvelles pratiques, l'ONU décide d'établir des traités internationaux pour réguler et encadrer ces recherches. Refusant d'appliquer les nouvelles recommandations, le japon se retire de l'ONU pour manifester son mécontentement et entame une politique isolationniste. En 2067, le japon active un gigantesque dispositif brouillant toute communication et filtrant toute les entrées et sorties aux frontières de sont territoire. C'est en 2077 que le japon refait parler de lui, alors que le monde entier ignore se qu'il se passe derrière son "bouclier" depuis déjà dix ans.


C'est bien connus, les japonais aiment beaucoup les robots.


Alors, il n'y a aucun "spoil" dans ce que je viens de vous raconter, car il s'agit tout simplement de l'introduction du film. Il est donc inutile de vous faire remarquer que le contexte de l'histoire est plutôt original et que l'aventure promet d'être riche en découvertes et en surprises. Nous en venons ainsi à la première qualité du film : son scénario. Reposant sur son contexte unique, le scénario parvient a garder certains mystères longtemps dans le film. Avare en information au début, il distillera goute à goute les éléments permettant de déficeler petit à petit l'intrigue. Le spectateur fait ses découvertes en même temps que Vexille, et permet donc de le garder en alerte même entre les scènes de combat.

Les dessins animés du XXIème siècle

La première chose qui frappe lorsqu'on regarde Vexille, c'est la réalisation. Une deuxième qualité. Utilisant la technique du "cell-shading" pour les personnages et des images de synthèse pour le reste, l'animé est très propre et agréable à regarder. Ce mélange, déjà utilisé pour Appleseed, prend tout son ampleur grâce à Vexille. Comparé à un dessin animés quelconque, les couleurs sont bien plus homogènes, et les animations, réalisés en "motion capture", sont bien plus réalistes. On notera aussi une nette amélioration dans l'expression faciale des personnages et des ombres projetés.


La frontière entre dessin animé et film d'animation n'a jamais été aussi fragile.


Techniquement, il n'y pas grand chose à reprocher au film. Les scènes d'actions sont ni trop longues, ni trop courte. La réalisation est impeccable et les effets spéciaux sont très soignés (il vaut mieux vu que le film est quasiment entièrement fait d'effets spéciaux). L'ambiance visuel est découpée en deux dans le film, avec des teintes de bleu foncé en majorité pour la première partie et orange pour la seconde. Ce partage reflète parfaitement l'opposition entre deux univers aux destins différents et accentue l'ambiance de dépaysement qu'on éprouve en regardant cet anime. Même si elle sert parfaitement à l'immersion des spectateurs, je trouve que la seconde partie est un peu trop "flashie" (cf la troisième image).

Malheureusement le film n'est pas parfait. Si j'ai quelques bémols à signaler ce serait ceux-ci :
- le choix de la musique qui n'est pas forcement en adéquation dans certaines scènes.
- les doublages français ne sont pas très réussit.
- certains dialogues ne volent pas très haut (le méchant en autre).
- certaines scènes d'action sont parfois tiré par les cheveux (le coup de la roquette pour allez plus vite... mouais). Mais bon, c'est un anime japonais, c'est un peu pour ça qu'on les aimes, non ?

Conclusion :

Vexille est un anime japonais réussit. Scénario original, réalisation convaincante, personnage attachants et effet spéciaux travaillés. Tout pour plaire hormis une musique qui ne colle pas forcement et des scènes d'actions parfois un peu exagérés. Sinon on passe un agréable moment devant son téléviseur, à voir au moins une fois.

Note : 4 / 5

En bref : Un très bon anime qui plaira beaucoup aux amateurs de mangas et de science-fiction.

samedi 4 juin 2011

Pirates des caraïbes 4 : La Fontaine de Jouvence




Sortie en France : mai 2011
Genre : Aventure, Fantastique
Réalisateur : Rob Marshall
Durée : 02H20min
Avec : Johnny Depp, Penélope Cruz, Geoffrey Rush

Le quatrième

Après une trilogie aussi rentable qu'une mine de diamant, il n'est pas étonnant que Disney remette le couvert. C'est donc sans surprise qu'on a vu débarquer ce quatrième opus dans les salles obscures. Pirates des caraïbes 4 La fontaine de Jouvence va reprendre le fil amorcé lors de l'épilogue du troisième film.

Si on résume un peu, les méchants sont vaincus, les pirates sont libres et peuvent tranquillement faire leur métier. La romance entre les deux amoureux (Will Turner et Elizabeth Swann) est plutôt mal engagée et Jack Sparrow a perdu son navire fétiche. Bref, un pseudo "retour à la normale" après les péripéties de la trilogie.

Jack Sparrow est clairement la vedette de cet opus.


Dans ce nouveau "Pirates des Caraïbes", Jack Sparrow va devoir partir dans une course à la découverte de la légendaire fontaine de jouvence. Anglais, Espagnols et Pirates voudrons s'accaparer la puissance de celle-ci pour parvenir à leur fins. Du fantastique, de l'aventure, de l'action et de l'humour seront au rendez-vous.

Fidèle à l'esprit de la série

Bien évidemment, on retrouvera Johnny Depp dans le rôle du célèbre pirate, Geoffrey Rush dans celui du capitaine Hector Barbossa et Kevin McNally dans le rôle de M.Gibbs. Et se sera à peu près tout pour les anciens. Exit les Orlando Bloom, Keira Knightley et autres... on dit aussi adieu aux sympathiques duos tel que les deux pirates (dont celui à l’œil de verre) et les deux fusiliers de la marine royale (qui semblent s’enrôler comme pirates à la fin du 3). A la place on aura le droit à une Penélope Cruz, un Ian McShane et un Stephen Graham, qui sont pas très convainquant (c'est peu être dû à un doublage pas toujours bien inspiré).

Heu... ... ... salut ! :D


Pas de surprise au niveau du scénario, il abuse de rebondissements et de trahisons comme la série sait si bien le faire. Pas de surprise au niveau des scènes d'actions, on a le droit à des combats chorégraphiés à l’extrême. Pas de surprise au niveau des mimiques de Jack Sparrow et des blagounnettes qui font sourire. Et finalement, c'est bien ça le problème... on nous sert exactement la même chose que dans les trois films précédents.

Mais un peu trop pareil

Même si on ne s'ennuie à aucun moment, on a toujours cette impression de déjà vue, de réchauffé. Certaines parties du films sont même inutile voir nait à souhait. Toute la partie en Angleterre pour l'inutilité et l'affreuse histoire d'amour entre un homme de Dieu et un sirène pour la niaiserie... Putain, désolé, ça m'a échappé ! Oui, il y a des sirènes (et elles valent le coup d'être vu soit dit en passant, comme Astrid Berges-Frisbey (deuxième image)). Oui, c'est très bateau... (ah ah ah). Mais pourquoi donc faut-il qu'il y ai toujours une histoire d'amour dans ce genre de film ? C'est pénible. En plus c'est le prêtre qui baptise la demoiselle à écailles du doux nom de... ... roulement de tambours... ... Syrena ! Là, je dit bravo messieurs ! Qui a osé trouver une idée pareil ?

Deux capitaines, un seul navire... c'est mauvais signe.


Bref, des défauts qui font tâche. Heureusement que la réalisation, les effets spéciaux et la musique sont correctes (enfin musicalement parlant, c'est aussi la même chose qu'avant). J'attendais quand même mieux de ce quatrième épisode.

Conclusion :

Si vous n'avez pas peur de voir et revoir la même chose et que vous avez aimé Pirates des Caraïbes, vous aimerez peut-être. Sinon, vous allez un peu vous sentir roulé, même si au final vous devriez quand même passer un bon moment. J'espère quand même qu'ils vont pas faire les mêmes erreurs lorsqu'il vont faire le cinquième.

Note : 3 / 5

En bref : Pirates des Caraïbes 4 est un film sympa à regarder. On ne s'ennuie pas, mais l'ensemble reste trop dans les sentiers battues de la série.

vendredi 27 mai 2011

Valhalla rising "le guerrier silencieux"





On va y croire...

Après plusieurs dizaines d'années à voir différentes œuvres (musiques, peintures, films, livres, ou jeux vidéos), on créer petit à petit une palette qualificative. "Ceci est mieux que cela", "ceci est moins bien, mais quand même mieux que cela", etc... Bref, une sorte d'éventail allant du pire au meilleur. On pense alors avoir tout vu, on pense ne jamais avoir à élargir cette palette. Et puis un jour, il vient a être créé une exception : Une œuvre qui va complétement chambouler votre point de vue.

Valhalla Rising fait partie de ces exceptions... il a changé ma vision des choses. Il a été réalisé par Nicolas Winding Refn et met en scène dans le rôle principal Mads Mikkelsen (Casino Royale, Le choc des titans).

Admirez un peu ce contraste !


Commençons par le commencement. Valhalla Rising est un film inspiré da la théorie selon laquelle les Vikings auraient découvert par accident les Amériques avant Christophe Colomb. Le film commence par une scène de combat à mains nues entre deux hommes dont un prisonnier. On est tout de suite choqué par la violence du duel, c'est très gore. Aucunes paroles, aucun dialogue, juste des portraits des bagarreurs et de ce qui semble être des parieurs. On se les imagine très concentré, très attentifs. On remarque aussi une espèce de brume ambiante en arrière plan... on se dit "c'est normal, il fait froid en Scandinavie". Bref, pour l'instant l'ensemble parait normal.

Puis le film avance, ça parle toujours pas (ou peu). La brume est toujours présente. Les personnages font des trucs pas très lisible... et puis merde ! On commence à se faire chier, non ? Alors on se rassure, c'est le début, le film va se lancer progressivement... 4 actes plus tard (le film est divisé en plusieurs parties titrés), c'est toujours la même chose !

...mais en faite... non

Valhalla Rising est le film le plus ennuyeux, le plus dénué d'intérêt et le plus mal réalisé que j'ai jamais eu le courage de finir de regarder. Oui, il faut une sacrée dose de courage pour arriver à la fin (et aussi du temps à perdre). Comme je viens de le dire, un des gros défauts du film est son manque de rythme et d'échange entre les protagonistes. Certains plans fixes durent plus d'une quinzaine de secondes... alors que les personnages ne font rien, ne parlent pas, qu'il ne se passe rien derrière ni devant... mais quel est l'intérêt ?! On se demande si le film n'est pas en "pause". Le pire c'est que le film est composé principalement de ce genre de plan. Ridicule !

Typiquement le genre de plan qui durent... qui durent...


Le scénario tien sur un dé à coudre (en incluant les dialogues). Les scènes d'action durent 5 secondes pour retomber dans les abysses de l'ennuie (l'acte dans le bateau est un bon exemple). En parlant d'action, les effets spéciaux pour rendre l'ensemble gore sont un peu surfait, c'est à la limite du caricatural (enfin, je dis ça, mais en fait j'ai jamais vu quelqu'un se faire décapiter. Donc dans l'absolu, je n'ai pas de référence solide sur laquelle m'appuyer). Passons à la musique... si on peut appeler ça de la musique... c'est plus une série de sons. Certains sons peuvent durer jusqu'à plusieurs minutes avec juste une variation de volume. Voilà qui renforce l'impression de voir le film au ralenti.

Parlons un peu de la réalisation, qui est à mon goût sur la frontière entre le catastrophique et le "nul à chier". Des portraits... des plans fixes... ok, mais seulement s'ils sont bien fait. La plupart des écrans affichent un contraste affreux. Un fond brumeux / blanc / éblouissant et devant des personnages sombres. On y voit rien. Et cette putain de brume artificielle qui t’empêche même d'admirer le paysage quand tu commence à te faire chier... c'est du pur sadisme ! Le jeu d'acteur pourrait sauver le film ? Non, à part rester planté comme des poteaux et se regarder les uns les autres dans le blanc des yeux... ils ne font pas grand chose.

Conclusion :

Vous voulez quand même voir le film ? Regardez la bande annonce ! Vous y verrez toutes les scènes d'actions, entendrez 80 % des dialogues intéressants et vous aurez gagné 1h30 dans votre vie. Surtout qu'en plus, vous aurez droit à une belle musique épique qui n'est absolument pas dans le film.

Note : -1 / 5

En bref : Valhalla Rising m'a marqué. Je pensais avoir tout vu, des bouses aux bijoux, et bien ce film m'a démontré qu'il était toujours possible de faire pire. Le film le plus chiant de tous les temps.

samedi 21 mai 2011

L'aigle de la neuvième légion





Un vrai péplum ?

Dimanche matin j'ai la bonne idée d'aller me faire un petit cinéma (oui car le dimanche matin, il n'y a pas un chat et les tickets sont moins cher). J'étais assez curieux de voir L'Aigle de la neuvième légion, car c'est pas tous les jours qu'un péplum sort au cinéma. Curieux oui, mais aussi un peu inquiet... d'abords parce que les retours des critiques et des spectateurs étaient très mitigés, mais aussi parce que les films de nos jours ont tendance à décevoir. Et j'ai été déçus... oh oui, j'ai été déçus.

Ah... un péplum !


Pour le casting on a le droit à Channing Tatum (déjà vu dans G.I Joe, voir ma critique) comme personnage principal et à Jamie Bell (Les insurgés, Jumper).

Le film commence bien. Le centurion Marcus Aquila est tout fraichement affecté dans une garnison au sud du mur d’Hadrien. Les autochtones n'étant pas des passionnés de tourisme, les conflits sont nombreux entre Romains et Bretons. Il ne tardera donc pas pour que notre centurion dévoile son potentiel lors d'une belle bataille. On savoure chaque scènes grâce à une ambiance assez réussie et une tension palpable à la fois entre les légionnaire vétérans et le nouveau commandant et entre envahisseur Romain et natifs. J'ai aussi remarqué une volonté toute particulière dans le film de rendre l'ensemble réaliste. Les légionnaires râlent, ils se salissent, ils vomissent avant un engagement, bref, c'est pas trop mal. On commence à s'attacher à cette garnison et à son nouveau chef. Puis viens alors le début de la quête : "récupérer l'Aigle de la neuvième légion".

Frodon et Sam partent en voyage...

Et pour se faire, Marcus Aquila va décider d'y aller seulement accompagné par un esclave originaire du coin. Il parait que c'est pour passer inaperçu... c'est surtout un prétexte pour lancer une quête en duo comme Frodon et Sam dans le Seigneur des Anneaux. Au lieu d'aller au Mordor, ils vont en Breton du nord, au delà du mur. Au lieu de détruire un anneau, ils vont chercher une statuette, bref les similitudes sont nombreuses. A partir de ce moment, le film prend un virage radical... adieu l'ambiance Romaine, adieu les légionnaires de la garnisons (vous ne les verrez plus du tout), adieu l'intérêt du film. Oui, car à partir de maintenant vous allez vous ennuyer.

Il y a un vieux... c'est mystérieux les vieux !


Le reste du film est un long voyage sur des terres brumeuses, froides et sombre. Quelques rencontres, de temps en temps, quelques dialogues entre le "maitre" et "l'esclave" et puis voilà. Plus d'une heure de film sans intérêt, fade et terriblement longue. Il y a bien la question "l'esclave va t-il trahir le maitre ?" qui reste en suspend, mais franchement on s'en fou un peu. De toute façon on sait déjà que le héros va réussir sa quête, donc à quoi bon ?

L’apothéose

Mais ce qu'il y a de plus grand, de plus merveilleux, de plus réussie, c'est la fin ! Comment ne pas tomber sous le charme de ces 37 secondes (à 1 ou 2 minutes près) de scène finale ? Un retour à Rome, une remise de trophée, une phrase qui tue et voilà, c'est pesé, emballé et expédié. Diantre, je ne m'attendais pas à une fin à rallonge comme pour le Seigneur des Anneaux, mais quand même... Comment ont-ils osé ?! Comment peut-on faire 1h50 de film pour finir sur une scène pitoyable comme celle là ?! Ils n'avaient plus de budget pour faire une vraie fin ?

Une consultation du docteur du menton.


Conclusion :

L'aigle de la 9ème légion avait un gros potentiel, et il le montre pendant les 30 premières minutes... malheureusement le film prends un virage radical en cours de route qui lui fait perdre tout son intérêt. Sans compter la scène finale qui est tout simplement risible. Mi-péplum mi-nanar, c'est triste d'en arriver là.

Note : 2 / 5

En bref : C'est un gros gâchis... plus le film avance, plus il perds de l'intérêt et plus les scènes sont bâclées.

mercredi 13 avril 2011

Inception





Un casting tape à l’œil

Et on reprend l'activité du blog avec une grosse critique bien fraiche et pétillante. "Inception" me semble être le candidat parfait pour reprendre du service. Et aussi à attirer les foules grâce à son casting haut en couleur.

En effet, la première chose qui nous interpelle en voyant l'affiche du film c'est la présence de "celui qu'il ne faut pas dire son nom". C'est un véritable phénomène qui attire une horde de créature féminine en criant de façon très aiguë et en sautant partout dès qu'on le mentionne. Bref, pour éviter tout dérapage, je vais éviter de le nommer.

"Comment ça, on ne parlera pas de moi ?"


On remarquera aussi la présence de la française Marion Cotillard, d'Ellen Page (X-men) et de Cillian Murphy (L'épouvantail dans Batman Begins).

Bref, des têtes connues, un titre simple, une affiche intrigante, des effets spéciaux... tout pour plaire au spectateur(trice) lambda. Sauf que l'histoire du cinéma nous a prouvé, à bien des reprises, que ce n'est pas suffisant pour faire un bon film.

Inception arrivera t-il a tirer son épingle du jeu ?

Sur les chapeaux de roues...

Le début du film est très étrange... voir déstabilisant. Dès les premières secondes, on assiste à une succession d'évènements, de dialogues et de scènes incompréhensibles. Un problème au montage ? Ils se sont planté quand ils ont enregistrer le film sur le Blu-ray ? Que nenni ! Nous sommes juste directement envoyé dans l'univers bien spécifique des rêves. Oui, vous m'avez bien lu : les rêves.

Dom Cobb (celui qui ne faut pas dire son nom) est un voleur d'idées. Pour parvenir à ses fins, il capture ses cibles et entre dans ses rêves. De cette manière, la cible ne se rends compte de rien, et il peut donc le "cambrioler" sans craindre de représailles. Enfin, là c'est la version simple, quand tout se passe bien. D'ailleurs le film commence sur une mission qui se passe assez mal malgré les précautions prises par Cobb et ses partenaires (rêve emboité dans un autre... la vie tout ça).

Du coup, le spectateur est un peu pris au dépourvu face aux flots d'informations. Il essaye de suivre l'action en cours tout en se posant des questions existentielles et d'autres liés à l'intrigue. on sait que le film nous apportera des réponses plus tard, mais on essaye quand même de comprendre par soit-même.

Attention ! Derrière toi ! C'est affreux !


Une fois le prologue terminé, le vrai film commence avec un but ultime : réussir l'"Inception". Ceci consiste à faire germer une idée spécifique dans la conscience d'un autre (au lieu de lui en voler).

Pour réussir cette mission quasiment impossible, "celui qui ne faut pas dire son nom" va devoir engager une nouvelle recrue (Ellen Page). C'est en suivant sa formation pour rejoindre le groupe de Cobb, que le spectateur va comprendre les règles complexes du métier. Oui, c'est un peu facile comme méthode et elle est utilisé dans 90 % des films imaginaires ou de science-fiction... mais bon.

Ne croyez pas tout ce que vous voyez.


Je ne vais pas en dire plus sur l'intrigue du film, mais sachez que plus on en apprends, plus on a envie de revoir le film du début pour vérifier si tout est bien cohérent (croyez-moi ça l'est). Bref, on prends pas mal de plaisir à suivre l’épopée de Cobb et de ses partenaires.

D'autant plus que les acteurs ont l'air de bien s'investir dans le film. Notamment Cillian Murphy qui a réussit à m'impressionner. Une bonne surprise dans l’ensemble.

...une ambiance unique.

On ne peut pas parler d'"Inception" sans parler de cette ambiance assez particulière qui va se faire ressentir tout au long du film. Quelle soit stressante et oppressante lors des scènes d'actions frénétiques ou quelle soit mystérieuse et étrange lors d'un rebondissement, elle est juste parfaite. Surtout qu'elle est soutenue par la musique du célèbre Hans Zimmer (Gladiator, Pirates des Caraïbes, Da Vinci Code, etc...) qui, comme à son habitude, excelle dans ce domaine.

Petit morceau ici

Le film propose également une tonne d'effets spéciaux très réussis. Les dialogues sont plutôt bien écrits, les doubleurs sont corrects et enfin le scénario capte notre attention de la première à la dernière seconde du film (véridique).

Paris est construit dans une vallée... wait... what ?


Conclusion :

Inception est un bon film. Assez complexe pour captiver notre curiosité, assez bien réalisé pour nous absorber dans l'intrigue et surtout porteur d'une ambiance bien à lui. Sympa a regarder, une ou plusieurs fois.

Note : 4 / 5

En bref : Très bonne surprise. Je le conseille vivement à ceux qui aiment les films dont on ne devine pas la fin avant la fin. En plus il y a Léonardo DiCapr... zut.

jeudi 7 avril 2011

Oups !





Critik 'n Roll revient.

Dernier article publié : Juin 2010... ah, je crois que j'ai oublié un truc. Oui, j'ai complétement oublié que j'avais un blog. Bon, ben c'est pas grave, c'est pas comme si ça vous avez manqué hein ? si ? Bon, ben promis, je ne recommencerais plus.

Commençons par le commencement, pourquoi ne pas avoir donné de nouvelles ? Et bien parce que j'ai eu un gros coup de flemme. Ensuite, vu que je n'avais pas écrit depuis longtemps, j'ai oublié. J'avais aussi pas mal d'autres trucs à faire (comme trouver une travail). Bref, les conditions n'étaient pas réunies pour que je puisse pondre des articles.

Mais que c'est t-il passé pendant ces quelques 10 mois ? Oh, pas mal de chose... un déménagement, quelques formatages de disques durs, quelques pertes d'internet, la routine quoi. Et bien entendu, la sortie de pleins de jeux, de pleins de films, de BD, de livres, de musiques et j'en passe. Et j'ai donc pris un retard fou dans mes critiques. Quoi ? Ah oui, je n'ai encore jamais critiqué un livre, une BD, ou une Musique. Et bien ça va venir... voilà.

* suspense *

Que va t-il se passer maintenant ? Et bien, il faut d'abord que je fasse le point. Je vais commencer par faire la liste de tout ce dont j'ai envie de parler (lire "critiquer") et qui est sortie pendant ces 10 mois d'absence (putain, j'ai l'impression d'être partis en expédition au Congo, comme Tintin), ou que j'avais envie de faire avant mais que je n'ai pas fais.

Allez, comme je suis de bonne humeur, une petite préview des futures critiques (en vrac, il n'y a pas d'ordre chronologique).

Jeux Vidéos :
- Alpha Protocol
- Amnésia : The Dark Descent
- Blood Bowl : Legendary Edition
- Borderlands
- Cities in Motion
- Civilization 5
- Crysis
- Disciples 3
- Divinity 2 : The Dragon Knight Saga
- Dragon Age Origins
- Dungeons
- Fallout : New Vegas
- Greed Corp
- Mafia 2
- Magicka
- Mass Effect 1 & 2
- Metro 2033
- Minecraft
- Mount & Blade : Warband
- Recettear : An item Shop's Tale
- Risen
- Sacred 2
- Shatter
- Starcraft 2 : Wings of Liberty
- Super Meat Boy
- The Witcher : Enhanced Edition
- Titan Quest (Gold)
- World of Goo
- Quelques tests des derniers Total War
- etc...

Films :
- Robin des bois
- Inception
- Le choc des Titans
- Inglourious Basterds
- 300
- Indiana Jones 4 (le bidule du cristal)
- Les derniers James Bond
- etc...

Livres :
- Les Chevaliers d'Emeraude
- L'Étoile de Pandore
- etc...
(oui je ne lis pas beaucoup)

BD :
- Lanfeust (de troy, des étoiles, odyssey)
- Sillage
- Donjon de naheulbeuk
- Thorgal (et les dérivés)
- etc...

Musiques :
(ce ne seront pas vraiment des critiques, plus de l'invitation à écouter et découvrir des œuvres)
- Beaucoup de bandes originales de films et de jeux vidéos.
- Quelques groupes de Rock, de Metal.
- Quelques Artistes.
- etc...

Bon ben voilà, j'ai du pain sur la planche. Au moins, je ne crèverais pas de faim.

lundi 7 juin 2010

Le Parfum : Histoire d'un meutrier





Un début sale

L'histoire se déroule au 18e siècle et commence par une scène choquante : une femme pauvre accouche seule derrière son échoppe de poisson. Ne donnant au monde que des mort-nées depuis longtemps elle jette le bébé (apparemment sans vie) dans les ordures et va reprendre son travail. Par miracle, l'enfant reprend vie et pleure. Les clients croient que la femme a voulut tuer son jeune enfant et l'accuse de meurtre. Elle est exécutée et l'enfant et envoyé à l'orphelinat.

Voilà le tableau est posé. C'est "crade" et ça met dans l'ambiance. Rapidement on apprend que le gamin, Jean-Baptiste Grenouille, a un don surnaturel : un odorat sur-développé.

Jean-Baptiste Grenouille est un obsédé des odeurs.


Un film qui a du nez

Que les odeurs sont bonnes ou mauvaises, Jean-Baptiste en raffole. Mais celle qu'il préfère reste l'odeur des jeunes femmes. Il va tout faire pour se faire engager comme apprenti chez un maître parfumeur de renom à Paris. Là, il apprend, non sans mal, l'art de "capturer les odeurs". Pour garder avec lui son odeur préféré, il va essayer tout au long du film de capturer l'odeur des jeunes femmes.

Rachel Hurd-Wood est d'une beauté remarquable.


Du point de vue casting, c'est pas mal du tout. Ben Whishaw (grenouille) joue son rôle à la perfection avec son air innocent et sans éducation. Les filles sont jolies et correspondent bien a cette image que l'on peut se faire de la perfection visuel et olfactive.

Musicalement ça reste simple est inspiré de l'époque en question. Le doublage est correct, pas de fausses notes choquantes.

Une fin étrange

Mais alors pourquoi une note si basse ? Tout simplement à cause de la fin qui gâche a elle seule tout le film. Je ne vais pas spoiler mais sachez que le film vire au fantastique et que ça casse toute l'ambiance malsaine, oppressante et sombre qu'on avait depuis le début. C'est moche et en plus c'est ridicule.

Malgré son air fragile et innocent, cet homme est un vrai monstre.


Conclusion :
Le Parfum : Histoire d"un meurtrier est un film original. Certaines scènes sont très malsaines, d'autres sont tout simplement gores. Derrière ce film se cache une histoire presque intéressante mais petit à petit que le film avance le scénario s'égare pour finir sur un dénouement ridicule et totalement fantastique. C'est dommage de finir sur une note qui sonne faux.

Note : 3 / 5

En bref : Brrr, voilà un film malsain à souhait. L'histoire n'est pas mauvaise, mais la fin est un peu trop extravagante. Il y a des films où les parties "fantastiques" ne se justifient pas.